Alors que l’ensemble des médias de France et d’ailleurs semble se réjouir de la chute du régime de Ben Ali, il serait tout de même bon de se demander si ce déferlement d’enthousiasme et d’euphorie est réellement justifié. Si la chute d’un dictateur corrompu est a priori un évènement positif, encore faut-il, avant de parler de progrès, connaitre l’issue de cette révolution. Car aujourd’hui, qu’est-ce qui garantit au peuple tunisien que sa situation sera meilleure dans 1 an, 5 ans ou 10 ans qu’elle ne l’était il y a un an ? Rien ne permet de présumer de la nature du pouvoir qui succèdera à Ben Ali. Peut-être celui-ci sera-t-il plus démocratique et plus libre, peut être au contraire sera-t-il encore plus dur que le précédent. Ce qui est sûr, c’est que tout reste à faire, et qu’il ne s’agit pas d’une victoire mais d’un commencement. Aux apprentis prophètes qui clament à qui veut l’entendre que la Tunisie montre la voie aux pays arabes, ceux-là feraient mieux d’attendre de voir où cette voie mènera.
En lisant l’article d’hier sur le blog d’Yvan Rioufol, je suis tombé sur cette vidéo de synthèse réalisée par l’Union des Chirurgiens de France à propos du traitement médiatique de la fausse accusation de racisme lancée sur leur collègue d’Aix-en-Provence par un de ses patients. Ça se passe de commentaires…
Comme le dit à juste titre Yvan Roufiol, l’antiracisme devra rendre des comptes. J’ai encore du mal à comprendre comment cette idéologie absolutiste et intégriste a pu à ce point s’infiltrer dans toutes les strates de la société. Médias, politiques, spectacles, éducations, monde du travail rien n’y échappe. Mais quelque chose me rassure : de nombreuses personnes autour de moi ne sont plus dupes et osent même, en privé, avouer ce qu’elles pensent vraiment. Que l’immigration n’est pas nécessairement une chance et que l’on peut en discuter sans haine ni tabou. Que la « diversité » n’est pas forcément une richesse. Que se voir présenter le halal sur le même ton que le dernier iPod d’Apple par M6 n’est pas « normal ». Que l’on peut tout-à-fait utiliser le mot « racaille » pour désigner certains individus d’origine étrangère lorsqu’ils sont impliqués dans des faits divers de banlieue. Bref. Que ne pas être au diapason des SOS-Racisme et autres Cran ne fait pas d’eux des « racistes ».
La vente du multiculturalisme sous couvert de progrès et de modernisme ne pourra pas durer éternellement.
Je ne m’étendrai pas plus sur le traitement journalistique pathétique dont a bénéficié cette affaire. La présomption d’innocence dont bénéficie n’import quel criminel, qu’il soit délinquant ou violeur, lui vaut le suffixe de « présumé » accolé à un pseudonyme. L’ophtalmologiste d’Aix-en-provance, lui, a vu son identité et l’adresse de son cabinet dévoilés au grand jour sans le moindre doute émis sur sa culpabilité.
Quelques liens sur cette affaire :
L’article à charge d’RMC (en espérant qu’il reste en ligne, sinon le pdf est disponible ici). L’article d’Arrêt sur Image ainsi que le commentaire sur la vidéo ci-dessus.
Alors que la réforme des retraites sera bientôt définitivement votée au parlement ( il n’est plus maintenant question que « d’harmoniser » les deux versions du texte approuvées à l’Assemblée et au Sénat), nous voyons apparaitre les signes habituels de l’intensité politique telle qu’elle se conçoit en France : les médias ne parlent que de ça, les syndicats organisent manifestations, blocages et grèves dans les secteurs où la visibilité médiatique est la plus grande (autant être clair : là où ça fou le plus de bordel), les lycéens s’offrent leur baptême du feu (j’hésite entre le sens propre ou figuré) dans la rue et le gouvernement poursuit son petit bonhomme de chemin comme si de rien n’était.
On ne peut alors que souligner et déplorer l’incroyable mauvaise foi dont font preuve tous les protagonistes de l’histoire.
Parfois il est inutile de commenter l’information, il suffit de la mettre en rapport avec elle-même. Il en va ainsi avec les mouvements de lycéens auxquels nous assistons en ce moment.
Tout d’abord, remontons avant leur entrée en scène. A quoi pouvions nous nous attendre ?
« Suppression de l’histoire-géophraphie en terminale scientifique »
« Suppression de l’histoire-géo en section scientifique »
« Suppression de l’histoire-géo au lycée »
C’est le refrain que l’on entend ces temps-ci suite à l’annonce de la réforme des lycées proposée par Luc Chatel. N’ayant pas vraiment le temps de m’y plonger et de la décortiquer, j’ai quand même voulu y jetter un oeil, afin de constater par moi-même ce soit-disant scandale qui serait la disparition pure et simple de l’histoire géographie en terminale S.
Conclusion : beaucoup de journaliste, universitaire et autre intellectuels amateurs ne savent pas lire, ou c’est moi qui ne comprend rien ?
Dans quelle langue « mise en option » équivaut à « suppression » ? C’est d’heures de français dont certains manquent apparemment ! Ah mais non c’est vrai… c’est parce que l’on suppose que les élèves de premières S sont tous des crétins décérébrés et qu’aucun, mais alors aucun, ne prendra l’option histoire en terminal.
C’est finalement toujours le même principe qui revient : déformer, simplifier, et sur la base de cette simplification mensongère critiquer…
Par ailleurs, il n’y a pas que le côté « langue française » de la question qui est savoureux, le côté mathématique vaut aussi son pesant de cacahuètes. L’actuel programme d’histoire-géo en S comporte 2h30 de cours par semaine en première et autant en terminal. Ce qui fait une moyenne de…. 2h30 par semaine sur les deux années. La nouvelle réforme, pour un élève qui ne prendrait pas l’option, propose 4h en première et 0h en terminale, soit une moyenne de…. 2h par semaine. Pfiou, 30 minutes de cours en moins par semaine c’est clair que ça justifie une fronde nationale et que l’éclairage sur « les débats contemporains sur les identités, les cultures, les territoires et la mondialisation » (cf texte de la pétition) est très gravement menacé.
Et pendant ce temps là, les véritables problèmes du lycée sont passés à la trappe… La filière ES est celle de ceux qui n’ont pas été assez bon pour aller en S tandis que la classe de L n’est plus choisie que par 9% des élèves, à qui elle n’offrira aucune débouchée qui ne soit atteignable par la filière S. Alors, le rééquilibrage des filière on en parle quand ? A quand les pétitions sur cette questions là par nos brillants universitaires ? Et le vaste sujet qu’est l’orientation des élèves ?
Débilité profonde, peur panique du changement, ou attaque politique dissimulée sous un noble alibi ? J’hésite personnellement… et vous ?
Les difficultés de logements en région Parisienne sont connues et leur origine aussi : une trop grande concentration démographique a poussé la densité urbaine à son maximum dans une grande partie de la région et notamment à Paris. Rappelons que dans cette ville, la modique somme de 600 Euros est un strict minimum si vous souhaitez un studio à peu près décent. Et encore, à ce prix là vous n’avez vos chances que dans le 18ième ou le 20ième. Je ne parlerai pas de devenir propriétaire, 120000 Euros pour 15 m2 avec 5 étages sans ascenseur, on nage en plein délire.
C’est dans ces conditions que l’association DAL (Droit Au Logement) dénonce ce qui lui semble un scandale, à savoir les quelques 9000 ménages en attente de logements et qui, selon la loi, sont en droit d’en réclamer un.
L’alarmisme ambiant propagé par tous les médias sur la question du changement climatique est rarement discuté, expliqué et encore moins remis en question. Je tenterai d’ailleurs de montrer dans un prochain billet que la communication sur ce sujet relève du dogme et de la propagande plus que de la science et de la prévention. Un exemple parmi d’autres, il est très rare d’assister à un débat où sont invités simultanément des personnalités du GIEC (Groupement International d’Etude du Climat) et des gens dit » sceptiques », c’est-à-dire nuancés sur les conclusions en vigueur. Ces conclusions sont, rappelons-le, que le climat se réchauffe et que ce réchauffement est anthropique (d’origine humaine). La certitude avancée par le GIEC dans son résumé pour les décideurs (page 10 et note 6 page 3) sur ce résultat est de 90%. Voici donc un de ces rares débat, organisé par la chaîne Public Sénat, auquel étaient invités Claude Allègre et Vincent Courtillot du côté des sceptiques, et Jean Jouzel, membre éminent du GIEC.
Lien:
Ce débat était-il intéressant ? Dans la mesure où il s’agit presque d’une première, oui. Malgré tout, peu d’argumentation scientifique et aucune réelle joute entre les deux camps. Nous avons eu là un débat organisé comme n’importe quel autre : une question du présentateur, réponse d’une des parties puis de l’autre, puis une nouvelle question et ainsi de suite. Bref, on passe du coq à l’âne et finalement personne ne s’exprime, tout le monde braille et s’envoie ses tartes à la crème rhétoriques en travers la figure. Pour couronner le tout, l’attitude de Claude Allègre est toujours aussi désinvolte, exaspérante et grossière même si ces propos sur l’aspect social et politique de la question sont intéressants.
Note : Fait surprenant, le présentateur est clairement du côté des sceptiques. C’est là qu’on voit qu’on est pas sur une chaîne à forte audience !
Parce qu’il faut bien se lancer un jour, le blog ouvre aujourd’hui 16 Novembre 2009. Combien de temps va-t-il durer, le contenu sera-t-il passionnant ou au contraire ennuyeux à mourir, bourré de préjugés et d’âneries épiques ? Y-aura-t-il plus d’un article par trimestre ? Pourquoi seulement 3 articles à ce jour, dont un datant du mois de Janvier 2008 ? Pourquoi ce blog ? Et bien sûr, pourquoi la vie, la mort, Dieu existe-t-il ? N’hésitez pas à revenir pour le savoir.
Brice Hortefeux veut explorer une nouvelle « piste de réflexion » pour lutter contre la délinquance : l’instauration d’un couvre-feu pour les mineurs délinquants de moins de 13 ans.
Une piste que j’ai aussi envie d’explorer, et cette exploration va être très rapide. Lire la suite »